Aujourd’hui exposé au Musée Guimet jusqu’au 17 juin sous le titre « T’ang Haywen, un peintre chinois à Paris (1927-1991) », l’artiste est de plus en plus plébiscité par le public et la maison de ventes Azur Enchères se félicite de cette rétrospective, une reconnaissance méritée pour l’artiste et l’aboutissement d’une collaboration fructueuse entre le monde culturel et le marché de l’art dont le rôle pionnier, comme c’est parfois le cas, est ici à souligner.
Pour Maître Julien Pichon, Commissaire-priseur à Cannes« C’est un maître de l’encre. Il n’y a pas véritablement d’équivalent dans les peintres de la seconde moitié du XXe qui révèe un univers aussi sensible, aussi profond, et avec une telle intensite ?. »
Bio express
Arrivé à Paris en 1948, officiellement pour y suivre des études de médecine, T’ang Haywen ne quittera plus la France. Il découvre un pays où la création est en pleine effervescence. Comme d’autres artistes étrangers, il se confronte à la modernité occidentale et, à l’image des premiers artistes chinois venus à Paris pour se former, dont Zao Wou-Ki (1920-2013) ou Chu Teh-Chun (1920-2014), il devient l’une des figures marquantes de ce foyer de la vie artistique qu’est alors Montparnasse.
Sensibilisé très jeune à l’art de la calligraphie par son grand-père, l’artiste sera par la suite profondément influencé par la pensée taoïste et sa tradition picturale. Il dit : « Je recherche un art sans contrainte dans lequel j’évolue librement. ». Un geste minimaliste suffit à évoquer la profondeur de son répertoire. À partir des années 60, T’ang Haywen produit des œuvres exclusivement à l’encre, à quelques exceptions près. Le choix du médium s’explique par la vie du peintre, humble et spirituelle, et faite de nombreux voyages pour lesquels il lui était plus facile d’emporter feuilles et encre plutôt que toiles et châssis. Cet artiste, souhaitant s’affranchir de toute contrainte et privilégiant le dépouillement, trouve une plus grande liberté d’expression dans l’encre qui lui permet de jouer avec les pleins et les vides. Le diptyque devient son format de prédilection. Celui-ci, tout comme l’utilisation quasi systématique de formats standards (toutes les œuvres de la vente sont des diptyques de 70 x 100 cm) lui permet également de ne plus se soucier des dimensions du support qu’il va utiliser mais de se concentrer sur l’essentiel : la peinture et l’acte de peindre.
Les estimations varient de 1 500 € à 4 000 € par œuvre. Ces œuvres seront incluses au catalogue raisonné de T’ang Haywen en préparation par T’ang Haywen Archives et M. Philippe Koutouzis.
Informations pratiques
Vente le mercredi 26 Juin 2024 à 13h30
AZUR ENCHERES
31, boulevard d’Alsace
06400 Cannes
Exposition publique :
24 & 25 juin 2024 de 9h/12h et 14h/17h
26 juin de 10h/12h